P.rojects

Empreintes sonores

Un Google Home Mini écoute discrètement et enregistre en continu. Les sons captés sont rediffusés de manière aléatoire dans les 4 haut-parleurs et se mélangent pour finalement terminer dans un dépotoir sonore – espace virtuel imaginaire dans lequel se retrouveraient tous les sons inutilisés qui ont préalablement été enregistrés par les assistants numériques.

 À partir d’un certain seuil, un fragment de son est enregistré et l’onde sonore est projetée sur le mur, comme si le son était figé dans le temps et dans l’espace. Un capteur de mouvement repère les déplacements et permet d’explorer l’onde sonore. Plutôt que de laisser le son se déplacer vers les oreilles, ce sont plutôt, à l’inverse, nos oreilles qui doivent se déplacer pour parcourir le son : ce dernier se libère de sa nature éphémère et singulière pour s’inscrire dans l’espace, ce qui permet de percevoir, le temps d’un instant, l’empreinte sonore dans l’environnement. Au bout d’un moment, la trace sonore s’évanouit et se mélange aux autres bruits ambiants.

Merci à @Hexagram pour l’espace et la résidence, Jean-Philippe Côté pour la programmation TouchDesigner et Jules Rozes pour le travail de visualisation sonore.

Le chant du canevas

Le “chant du canevas” est une œuvre immersive qui invite à parcourir un tableau par l’ouïe. Une expérience inclusive, pensée par et pour une personne non voyante. L’objectif principal étant de faire émerger une image mentale du tableau dans l’esprit du participant. D’une part des hauts parleurs sont placés autour de l’œuvre afin de créer une structure musicale immersive contenant des ambiances sonores; le mouvement dans l’espace faisant ainsi émerger la narration picturale. D’autre part, des vestes vibrantes procurent des sensations afin de soutenir le propos sonore et permettent d’avertir la sortie de la zone d’immersion. L’installation est conçue de telle sorte qu’une personne non-voyante sera en mesure de se sentir en sécurité et autonome puisque des repères physiques sont placés de façon à servir de guide pour l’aider dans sa mobilité. De plus, une source sonore placée à un point fixe émet un son qui sert de repère et aide à l’orientation spatiale.

Équipe: Victor Drouin-Trempe, Debbie Doe, Jules Roze, Marie-Ève Morissette, Jean-Philippe Jullin et Denise Beaudry.

Paysage sonore photosensible


La partition musicale vient de la séquence programmée de lumière qui actionne différents sons du synthétiseur modulaire à l’aide de capteurs photosensibles qui sont par la suite diffusés en quadriphonie. L’ambiance sonore est modifiée lorsque des gens se déplacent dans l’espace puisqu’ils font obstruction à la lumière et donc changent la séquence prévue. La trame plonge dans un environnement sonore qui peut rappeler au départ un milieu naturel artificialisé mais qui finalement se laisse dominer par des sons de synthèse électronique.
Par cette interaction sans interface autre que son propre corps, on sent l’influence de ses propres gestes sur le système en perturbant la partition programmée, ce qui donne lieu à de nouvelles ambiances chaque fois que la séquence est jouée.

Merci au Centre Daïmôn (Gatineau) pour l’espace et la résidence

Créatures sonores

Expérimentations sur le caractère “vivant” dans la musique électronique. (Projet doctoral en cours.)

Éloge de l’incertitude

Les pièces de « l’éloge de l’incertitude » ont été créées lors du premier confinement. Enfermé au chalet avec mon synthétiseur modulaire, j’ai travaillé les sons en me laissant guider par des processus de génération de sons aléatoires. L’idée était de construire le matériel sonore à partir de l’inattendu, dans une situation qui elle-même était incertaine, en raison du début de la pandémie. J’ai ensuite retravaillé les enregistrements pour y ajouter des couches rythmiques et parfois mélodiques, en déviant légèrement mais en restant généralement fidèle à mon style et mes influences de la techno dub, micro et minimale. Le résultat: des pièces plus introspectives et méditatives mais qui conservent un bon groove rythmique.
Les pièces de l’album ont été réinterprétées Live à quelques reprises (ex. Mutek 2021, MoisMulti 2021 …). En me laissant porter par de nouvelles séquences générées par le synthétiseur modulaire, je me suis plongé volontairement dans un état d’incertitude et j’ai tenté de naviguer en direct dans la nouveauté et la surprise.

Projet boréal

Série de concerts qui ont suivis la parution de l’EP “Boréal”. Exploration de textures naturelles sur fond de musique électronique à l’esthétique minimaliste.

Silicon Beats

Silicon Beats est un collectif d’improvisation de musique électronique fondé en 2016. Le projet réunit des artistes de la scène alt-électronique de Montréal autour de la performance et du partage. Sans ordinateur, 100% improvisé, nourri par la diversité et le talent de leurs membres et l’énergie de l’audience. Longtemps établi à l’ancienne Maison2019 pour offrir des séances mensuelles d’improvisation, le groupe a également organisé des rassemblements musicaux extérieurs (les « BBQ électro ») et s’est aussi produit dans des événements aussi divers que la nuit blanche de Montréal (Soirées « Électrons libres » au Blockhaus), dans des événements artistiques ( Le Cartel Clothing, Beaux Dégâts- Black Light Battle) ou sur des terrasses de bar (Ex. La V.V. Taverna.) Outre les divers événements d’improvisation électro, le collectif a également participé au développement de projets de « ciné-concert » dans lesquels il joue en direct la trame sonore d’un film (Eraser Head, Wings of desire).

Canoë (V.ictor + Tom from GRP)

Performance musicale accompagnant un court-métrage qui documente les étapes de confection d’un canoë à l’aide de techniques ancestrales.

V.ictor + BSLC = ❤

Combo d’improvisation et musique électro avec Jérôme Guilleaume.

Autopoïèse

Collaboration avec Gazabo (Gabriel Rivard). Présentation d’une pièce audio-visuelle immersive en multicanal dans le dôme de la Société des arts technologiques (S.A.T).

Feedback Project

Projet présenté lors du HackLab (Une initiative de MusicMotion en collaboration avec Google Magenta, Mutek et l’ONF.) Une guitare entre dans une boucle infinie de feedback grâce à un haut-parleur contact collé directement à l’arrière de la guitare. Le son est modifié et contrôlé avec le mouvement de ma main grâce à un capteur Leap. Les images qui proviennent d’une banque d’image de l’ONF sont influencés par le son de la guitare.

Workshops

Ateliers sur la synthèse modulaire et cours sur le logiciel Ableton Live donné tous les hivers au Cégep du Vieux Montréal.

Radio Show @ LaFaceB.Live

Sélection de techno minimale pour la face B. Émissions disponibles ici: https://soundcloud.com/victor-drouin